Césars 2007. Pascale Ferran, réalisatrice de Lady Chatterley est à la tribune. Elle
explique le malaise du cinéma français.
On a tous applaudi ce discours.
Hier, le rapport du Club des 13 est sorti et donne sa vision du mal-être du cinéma français. Et cette fois je nuance mes applaudissements. Et je m’en explique.
2 choses me gênent dans cette pratique:
Le club des 13. C’est clairement élististe. Pourquoi seulement 13 personnes? Pourquoi que des gens dit “du cinéma d’auteurs?”. Ne vous méprenez pas, j’adore Jacques Audiard
mais je trouve pour le coup que leur crédibilité en prend un coup. Bon je ne vais pas pousser le vice à proposer à Thomas Langmann (réal du pitoyable Astérix 3)de bosser avec eux mais pourquoi pas? Pourquoi ne pas travailler aussi avec ceux qui font des films formatés? Ce rapport est une
attention louable mais en mettant de côté une frange du cinéma, cela ne le fera pas avancer, le cinéma.
La deuxième chose c’est qu’il est assez malsain de dénigrer cette partie du cinéma français. Considérer Alain Chabat comme comme n’étant pas un auteur et artiste me choque. Il
travaille tout autant qu’un Eric Zonca. Certes ses revenus ne sont pas les mêmes, il est “banquable”. Mais c’est aussi son métier, cinéaste. Au même titre que Pascale
Ferran ou Jacques Audiard.
Je trouve ça dommage d’élever une partie contre une autre. Sinon, je soutiens ce rapport et j’attend vos commentaires avec impatience.
Vous retrouverez ce rapport via Rue89 à cet endroit: Rapport du cinéma français.
le discours 2007 est là:
Césars 2007