Supercoolitude » 2008 » septembre

Archive for septembre, 2008

Le trailer du passé: The Sting


Je continue dans la semaine hommage à Paul Newman avec la rubrique du trailer du passé. Cette fois ci
on s’arrête en 1973 avec The Sting (L’Arnaque) de George Roy
Hill
.


Passé:
Les petit ragtimes qui accompagnent les images est fortement sympathique. Il retranscrit à merveille le monde des petites combines, du tripot, des gangsters. Il colle à l’époque que le film
décrit. Ca crève l’écran mais pas les tympans.
La complicité des acteurs est flagrante, leur jovialité aussi. L’affiche est complétée par Robert Shaw, parfait pour jouer le “méchant”.
Quand on voit ce trailer, on sourit béatement. On a envie de voir ce film. Newman et Redford sont cabots et complices.
Le découpage explicatif du déroulement du film (et des actions) est originale mais pas compliqué. Même sans casser la baraque, la bande-annonce remplie sa fonction de donner envie au spectateur
de se déplacer.



Verdict: 7,5/10

Présent:


Quel film mes amis, quel film!
L’académie des Oscars ne s’y est pas trompé, ce métrage est un véritable chef d’oeuvre. Les acteurs, des premiers rôles aux figurants y sont tous, sans exception, formidables. L’histoire est
originale sans être exceptionnelle: deux arnaqueurs vont utiliser différents stratagèmes pour dépouiller un éminent gangster, responsable de la mort d’un complice.
Les différents staratagèmes sont découpés dans le film. 4 Petites histoires pour n’en former qu’une.
Redford et Newman sont omniprésents à l’écran: leur talent, leur charisme, leur complicité, leur gestuelle, tout crève l’écran et le spectateur éprouve un bonheur immense.
Il ne faut pas oublier Robert Shaw, étincelant dans le rôle de Doyle Lonnegan, bandit de Chicago, bien avant que le monde entier n’apprècie son talent dans Jaws (Les Dents de la Mer) sorti deux an après, en 1975.
Enfin, n’oublie pas la musique de Scott Joplin adapté par Marvin Hamlisch.
Ce film, je l’adore!

(Re)découvrez le demain à la téloche


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09 2008

Maman, j’ai pleuré pour Paul Newman



Maman, rappelle toi, il y a longtemps, je
m’emmerdais à la maison un jour férié. Mes potes n’étaient pas là, je n’avais pas envie de gratter ma guitare, il n’y avait personne sur le terrain de basket, c’était une longue journée pour ado
bien ennuyeuse.
Je ne sais plus ce que je faisais dans le salon avec toi mais en prenant ton café tu t’es exclamé “Ah il y a Le Policeman, c’est génial, j’adore Newman, je ne peux pas louper ce film”. Je ne t’avais jamais vu aussi enthousiaste pour un film, ça m’a
surpris.

Tu ne m’as rien dit. Tu t’es installé sur le canapé et tu as commencé à regarder le film sans poser ta célèbre question: “C’est quoi l’histoire?”. Tu es même resté silencieuse pendant le long
métrage ce qui est rare (en fait, à bien y penser tu es toujours silencieuse pendant les films avec Costner, Newman et Redford). Nouvelle surprise. Ceci m’a interpellé. Je me
suis demandé ce que ce film pouvait bien être pour que tu le regardes religieusement. Et j’ai commencé à regarder avec toi. Et je suis allé jusqu’au bout. Et j’ai adoré ce film.
A la fin, tu ne m’as rien dit mais tu m’as regardé. Tu avais l’air satisfaite que j’ai pu regarder un film autre que de la SF ou de l’horreur. Tu avais l’air satisfaite d’avoir partagé un moment
avec ton fils, d’avoir partagé quelquechose de commun. Et tu en étais fière.

Pendant que tu me regardais, j’étais effectivement fier d’avoir partagé ce moment avec toi. Mais j’étais aussi heureux d’avoir vu autre chose que de l’horreur ou de la SF et que ça me plaise.
parce que ce jour en découvrant ce film, ma passion cinématographique a pris un sacré tournant.

Et j’ai découvert Newman. Un acteur avec un regard d’un bleu intense, une désinvolture éclaboussant l’écran et un talent pur, sans forcer. Depuis ce jour, j’en ai vu des films avec cet
acteur; et avec Costner et avec Redford aussi. Silencieusement. Religieusement. Il est devenu l’un des mes acteurs préférés sans jamais m’en lasser.

Alors hier soir, quand j’ai appris que Paul Newman est mort, j’ai pensé à cet après-midi à regarder la télé sans remords et avec plaisir. Et j’ai pleuré. Parce que sa mort m’a autant
attristé que j’étais heureux cet après-midi là. Et parce que aussi Paul Newman était certainement le plus grand.


Fort Apache, The Bronx (Le Policeman) De Daniel Petrie


28

09 2008

Le trailer du passé: Sorcerer



Remontons les années jusqu’à atteindre 1977,
année de naissance de votre serviteur mais aussi année de sortie de Sorcerer de William Friedkin.


Passé:
Comme la plupart des trailers traités dans cette rubrique, je n’avais jamais vu celui-ci. Et je ne regrette pas de l’avoir découvert.
La musique est hypnotisante, les images saisissantes, les acteurs charismatiques. Tous ces ingrédients font de cette bande-annonce un moment épique et tragique. La photgraphie est magnifique
d’une froideur attirante alors que l’action à l’air de se passer dans un pays d’amérique du sud (colombie?)
La voix-off nous présente le réalisateur, William Friedkin, comme un réalisateur à succès grâce à ses films précédents, French Connection et L’Exorciste. On est en terrain
connu.
Et dans ce trailer il y a une image qui marque la rétine à vie…

Verdict: 9,5/10

Présent:
Sorcerer est un de ces films tombant dans l’oubli alors qu’on peut le considérer comme chef d’oeuvre. Il m’avait marqué petit. Le revoir il y
a quelques jours fut un plaisir immense. J’ai vécu un grand moment de cinéma. C’est un film d’aventure comme on en fait plus. Il est l’égal du film original. Il y a plusieurs éléments qui font
que ce film est une réussite.
Tout d’abord, l’histoire. Ce film est en effet un remake de Le Salaire De La Peur de Henri-Georges Clouzot réalisé en 1953. Une
réussite du genre et français qui plus est. Ce film narre l’histoire de 4 mecs prêt à tout pour toucher l’argent du boulot demandé: Transporter de la nitroglycérine. Mais les routes sont
impraticables et les hommes défaillants.



Palme d’or à Cannes l’année de sa sortie, Le Salaire De La Peur est un film de suspens parfait mais aussi un film noir, très noir et
interprété avec les tripes.
Ensuite la présence de Roy Scheider. J’ai souvent cité cet acteur, définition ultime de la supercoolitude. Mais aussi un acteur de talent. Il est accompagné d’un casting homogène et
charismatique tout comme l’était celui du film de Clouzot.

La musique enfin. Signé Tangerine Dream elle est envoûtante. Le thème principal, que l’on peut entendre sur cette BA, est tout à la fois terriblement déprimant et totalement
hypnotisant.
Ce film est peut-être l’un des moins connus des oeuvres de Friedkin mais il n’en est pas moins l’un des plus maîtrisés du réalisateur de Bug.
Un film à redécouvrir absolument.


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09 2008