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Le cinéma libre?

“C’est quoi ce bordel?”  m’ébruitait mon voisin de formation. “Comment veux-tu qu’ils fassent, faut du pognon, ça coûte cher du cinoche. Ils ne peuvent pas
faire comme Linux, c’est impossible” vociférait toujours mon compagnon du jour situé à ma gauche alors que je lisais tranquillement un article. Imbécile.
Il faut dire que j’étais aussi surpris mais pas pour les mêmes raisons.
Cinéma libre? Comme les logiciels? Du open-source cinématographique? Etant déjà assis, il m’était difficile d’être sur le cul mais l’expression était juste. Comment peut-on laisser un film en
open-source. Que la diffusion gratuite d’un film.soit possible, ça, j’en avais déjà eut vent et en ce temps, cela ne relevait pas de l’extraordinaire mais carrément laisser les rushes d’un film à
tous afin de l’exploiter librement, ça me paraissait  fou.
Bien sûr, un fois tombé sur ce sujet, il m’a été difficile de penser à autre chose (super simple quant on est en formation PHP). Du coup, j’ai passé ma pause bouffe à grignoter un sandwich tout
en parcourant des sites à ce sujet.

La source serait Blender, le logiciel de création 3D en open-source. Un petit bijou de modélisation, et d’animation en libre. Formidable tour de force déjà mais en 2006, The Digital Tipping Point est le premier entièrement réalisé avec un soft gratuit et distribué via Creative Commons. On peut même retrouver ce film sur
Archive.org, le site du film gratuit (remember?).
Un deuxième court a été créer avec Blender: Big Buck
Bunny
. Je suis à peu près sûr que vous l’avez déjà vu.

Ici, on est donc dans la catégorie du film fait avec du logiciel libre et diffusé gratuitement.
Le cinéma libre a pris l’année dernière une tournure inédite? Je me dois de reformuler cette phrase afin d’être plus juste: le cnéma a pris l’année dernière une tournure inédite.
Tim Baumaan est le réalisateur de la comédie dramatique anglaise, Valkaama. Ce réalisateur a mis à disposition les rushes du films, les
sources audio et video de son film afin de,je cite: “… participer à ce projet afin d’aider à terminer ce film, créer de nouvelles bandes-annonces, un nouveau montage, etc.” La post-production de
Valkaama devient donc collaborative. Assez innovant, complètement barjo. Le film n’a donc pas de budget, le tournage s’est fait avec qui voulait
participer et sans équipe technique définie. L’idée peut paraître génial pour n’importe quel utopiste, elle semble complètement vouée à l’échec pour un jeune diplômé de la Femis. Pourtant, il n’en est rien, la BO est déjà prête, le film  est bientôt fini et va être diffusé sur le site et va participer à quelques
festivals. Suivez l’aventure sur le site. Vous pouvez aussi essayer de bidouiller un peu avec les fichiers disponible sous licence Creative Commons (173 Go de source!). C’est donc le premier film véritablement
“libre”

Les films dits libres sont rares mais la tendance tant à se démocratiser. On retrouve ainsi en France, deux sites qui commencent à faire parler d’eux: Kassandre et la société de production Ramalax. Toujours le même principe, le cinéma collaboratif et la diffusion
d’oeuvres cinématographiques. Pourquoi, subitement ce credo de la diffusion culurelle pour tous et surtout cet autre cinéma dixit Kassandre? Plusieurs motivations dérrière ça, que vous
pouvez retrouver sur les sites nommés mais laissez moi aussi le temps d’une réflexion: Puisqu’on ne peut éviter la gratuité, voulue ou non, la diffusion cinématographique est à un tournant. Soit on
prend intelligemment le train en marche, soit on se retrouve dans le même état que le marché de la musique, entre de jeunes artistes écrasés par les standards de la radio et du commerce,  des
majors qui ont érigés internet comme l’ennemi de la musique (grave erreur les filles) et des Radio Nostalgie (et leurs auditeurs!) bloquant l’émergence de nouveaux talents et filant de
l’argent à des artistes déjà bien rémunérés.

Si le cinéma ne veut pas se retrouver à l’agonie, c’est maintenant que tous ses acteurs se doivent de réagir. Hollywood a fait le pari de la technologie( Imax, 3D, HD), la France tente elle
deux paris: un nouvel élan à l’éducation à l’image et le pari du cinéma libre.



John est fier de son
projecteur Imax


Je reviendrais assez souvent sur l’avancée des différents projets et je vous invite aussi à visiter deux liens afin de vous faire une idée et de venir en débattre ici, comme d’habitude, dans les
commentaires. Et je vais tenter d’avoir un de ses acteurs de l’ “autre cinéma”.

Framasoft parle de Valkaama
Du cinéma sous licence libre

à propos de l"auteur

Maxime

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01 2009

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  1. andré #
    1

    “On retrouve ainsi en France, deux sites qui commencent à faire parler d’eux: Kassandre et la société de production Ramalax.”

    En fait, je crois que Kassandre vient du fondateur de ramalax : http://www.kassandre.org/?Kassandre-et-Ralamax-Prod