Planque-toi, connard !

James Coburn, magistral dans ce film
Pas d’offense, je suis là pour vous parler d’ Il était une fois la révolution où la célèbre réplique Duck, You Sucker ! (Planque-toi, connard ! dans la VF) ponctue souvent le film.
Film multi-titres : Giù la testa en italien (Baisse la tête) et A fistful of Dynamite, pour faire le lien avec l’autre film de Leone A fistful of dollars (Pour une pignée de dollars) et donc le titre français qui fait le lien avec le Il était une fois dans l’ouest du même Leone. Vous suivez ? Wikipédia explique bien tout ça si vous voulez en savoir plus.
Demain, mercredi 21 octobre, c’est la ressortie en salle de ce classique du septième art réalisé par Sergio Leone. Un film magnifique, filmé en scope, avec James Coburn et Rod Steiger sur grand écran. C’est Noël avant l’heure !
Voici le synopsis : Juan Miranda (Rod Steiger) pille des diligences. Il ne rêve que d’or. Et quand il croise la route de John Mallory/Sean (James Coburn), il se dit que cet irlandais, expert en explosif, va lui apporter tout l’or dont il rêvait en voulant piller la banque de Mesa Verde. Mais la banque n’est pas rempli que d’or. Et une révolution bat son plein au Mexique…

Sergio Leone dirigeant le premier plan du film, Rod Steiger urinant.

Sergio Leone s'occupait du moindre détail sur le tournage
Cette ressortie est exceptionnelle pour plusieurs raisons : longtemps Il était une fois la révolution fût incomplet, amputé de scènes et il n’avait jamais été restauré. C’est donc chose faites grâce au laboratoire L’Immagine Ritrovata, la Cinémathèque de Boulogne et le Sergio Leone Estate, gérant l’héritage du réalisateur italien.
Nous allons donc (re)découvrir un film qui définit la naissance de l’Amérique comme un acte de violence. Ce sujet était la base des westerns de Sam Peckinpah, qui aurait dû réaliser ce film. Il est donc logique d’utiliser LA phrase qui va bien : ” Sergio Leone, dans la droite lignée de Pat Garrett et Billy le Kid de Sam Peckinpah entreprend de détruire les figurines en en démontrant l’anachronisme “. Comme ça, c’est fait.

Sergio Leone sur le tournage du film
Mais il est évident que ce film exprime la transition brutale entre la sauvagerie de l’Ouest et les rouages sanglants de la civilisation contemporaine. Travail poursuivi par Leone dans Il était une fois l’Amérique. Les titres français rendent hommage à la volonté de Leone d’une trilogie de la construction de l’Amérique sur des bases sanglantes. Thème repris des années après par Martin Scorsese dans son magnifique Gangs of New-York.

Le plan de la diligence au début du film
Alors que Jason Robards devait jouer le rôle de Juan Miranda et Malcom McDowell celui de Sean c’est finalement Rod Steiger (Docteur Jivago) et James Coburn (Croix de fer, Les sept mercenaires, La grande évasion) à qui incombe les rôles principaux.
Steiger a engagé à ses frais une mexicaine pour apprendre la langue et durant tout le film et même en dehors, il parlait mexicain. Coburn a passé plusieurs semaines en Irlande pour parfaire son accent.
Le film devait être écrit et produit par Sergio Leone, réalisé par Peter Bogdanovitch suite au désistement de Sam Peckinpah mais les acteurs ont refusé de travailler avec l’assistant de Leone qui se retrouve donc contraint de le réaliser. On retrouve Ennio Morricone à la musique. James Coburn et Rod Steiger habités par leurs rôles.
Ce fût le dernier western de Sergio Leone. Son film le plus pessimiste, le plus viscéral, un grand film lyrique.
Un chef d’œuvre.

Là, Max, je me permets de préciser mon désaccord quand au fait que tu considères ce film comme son dernier “Western” !
Il a quand même réalisé “Mon nom est personne” l’année suivante et je trouve qui lui aussi mérite qu’on s’y attarde. Il y a peut-être Terence qui fout le bazar, mais Fonda est gigantesque !
Tu remarqueras que je ne dis rien sur “Un génie, deux associés, une cloche” que j’aime également, mais que je considère plus comme une comédie que comme un western !
Ben si tu veux mon Key mais il n’a QUE produit Mon nom est personne et Un génie, deux associés et une cloche, ça a été réalisé par Damiano Damiani malgré le fait que Leone a réalisé quelques scènes. Mais Leone n’a pas été crédité.
Il était une fois la révolution est bien son dernier western en tant que réalisateur.
Bisous
Je comprends mieux pourquoi tu n’aimes pas allociné. Cette source n’est donc pas fiable !
Au temps pour moi donc !
Très belle article, à noter que le tournage a eu lieu en Andalousie comme tous les films de Leone et non en Italie ou au Mexique comme on peut le lire quelques fois.
Allociné, c’est caca