Le trailer du passé : The Terminator
Parfois, il faut se confronter aux choses qui vous font peur. Le trailer du passé s’arrête donc en 1984 et ose s’attaquer au monument que représente Terminator.
Passé :
…
Non mais il faut que je la vois à nouveau.
Ouais, ok. Je suis bluffé par la science du montage de ce trailer. On sait qu’il y a un robot, on sait qu’il poursuit une fille et un mec, qu’il y a du voyage dans le temps. Mais il y a une sacré part de mystère.
J’adore les 10 premières secondes avec les images successifs de robots industriels et des machines de guerre. Je trouve la musique ni trop industrielle, ni trop “musicale” donnant une ambiance assez particulière, proche de l’apocalypse, empreinte de pessimisme.
La bande-annonce n’essaye même pas d’en mettre plein la vue, contrairement à ce qu’on voit de nos jours. Elle reste modeste tout en proposant du jamais vu.
Il ya une grosse part d’inconnu : je n’arrive pas à expliquer le plaisir que j’éprouve à chaque fois que je vois cette vidéo. Un manque de subjectivité sans doute mais il y a autre chose. Pourquoi cette succession de plans me faittpenser à la peur, le pessimisme, le point de non retour ?
J’ai une irrésistible envie de voir ce film.
Verdict : 9/10
Présent :
Comment parler de ce film sans utiliser de superlatif, sans déborder d’admiration ? Combien de fois ai-je vu ce film ?
Terminator est le film que l’on voit adolescent et qui vous marque la rétine à vie. Mais au-delà de la série B de qualité, Terminator est un film noir et pessimiste. Il est comme un bon vin vieillissant plutôt bien. Le effets spéciaux y sont pour beaucoup. Comme Spielberg pour Jaws, les moyens limités ont imposé à James Cameron d’économiser les plans liés à la révélation de ce qu’est vraiment le personnage joué par Schwarzennegger. Du coup, peu de plans truqés. Impossible de dater le film de Cameron même si l’apparition finale est typique des effets spéciaux des années 80’s. Bluffant de maîtrise.
Fait rare aussi dans le film d’action, c’est non pas un héros à qui nous avons à faire mais à une héroïne. En effet, le récit de James Cameron rompt avec les habitudes : au fur et à mesure de la progression du film, Sarah Connor se révèle ne pas être la femme faible que l’industrie cinématographique nous impose comme cliché. Jacques Prévost disait : “La femme est sans défense, mais non pas sans attaque.” Cameron applique cette citation tout le long du film. Et Sarah Connor se révélera aux yeux du public comme une guerrière aussi implacable que la machine qui la poursuit. Message encore plus flagrant dans l’excellente suite d’ailleurs (et constante de la filmographie de Cameron).
Je jette un peu la fin de cet article mais néanmoins, Terminator restera comme une pierre angulaire dans le cinéma d’action de science-fiction mais il propulsera Cameron au rang de surdoué du septième (et un parfait geek). Talent de réalisateur qui s’affirmera à chaque film.
C’est peu dire qu’Avatar, 12 ans après Titanic est attendu comme le le messie. “Je veux faire revenir les gens au cinéma”. Je prends le pari que le sien va se tenir.

L'affiche anglaise de Terminator

Il s’est fait attendre cette article !